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CA,Casablanca,30/03/1982,471

Décision de justice 10 juillet 2012 Droit Immobilier & FoncierDroit Commercial & Affaires

L'acquisition d'un fonds de commerce transfère automatiquement le droit au bail à l'acquéreur. Le défaut de notification de cette acquisition au propriétaire de l'immeuble ne prive pas l'acquéreur de son droit au bail, car ce transfert est un effet direct de l'acquisition du fonds.

Points clés

Résumé

Cet arrêt de la Cour d'Appel de Casablanca clarifie un point essentiel concernant la cession de fonds de commerce. Il établit que le droit au bail, élément intrinsèque du fonds de commerce, est transféré de plein droit à l'acquéreur dès l'opération d'acquisition. La décision souligne que l'absence de notification formelle de cette acquisition au bailleur (propriétaire de l'immeuble) n'a pas pour conséquence de priver l'acquéreur du fonds de commerce de son droit au bail. En d'autres termes, la validité du transfert du droit au bail n'est pas subordonnée à l'information préalable ou à l'accord du bailleur, mais découle directement de l'acquisition du fonds lui-même. Cette jurisprudence protège l'acquéreur et assure la continuité de l'exploitation commerciale sans que des formalités de notification puissent remettre en cause un droit essentiel à l'activité.

Texte

Le défaut de notification au bailleur « propriétaire de l'immeuble » de l'acquisition du fonds de commerce, ne prive pas l'acquéreur du fonds de commerce du droit au bail qui lui a été transféré par l'effet de l'acquisition.

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