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Force probante du procès-verbal en matière forestière (Cour Suprême 2007)

Décision de justice 11 mai 2013 Droit Pénal & JusticeEnvironnement & Agriculture

La Cour de cassation a annulé une relaxe en matière forestière, rappelant que la non-délimitation officielle d'une parcelle n'exonère pas le juge d'examiner le fond de l'affaire. Elle a souligné la force probante du procès-verbal d'infraction et l'obligation d'appliquer la procédure spécifique de l'article 76 du Dahir de 1917 sur les forêts.

Points clés

Résumé

La Cour de cassation a censuré une décision de la Cour d'appel qui avait relaxé un individu poursuivi pour une infraction forestière. La Cour d'appel avait justifié sa décision par le fait que la parcelle litigieuse n'était pas officiellement incluse dans le domaine forestier de l'État. Cependant, la Cour de cassation a rappelé que cette circonstance ne dispense pas le juge du fond d'examiner l'affaire sur le fond. Elle a souligné l'importance du procès-verbal d'infraction, qui constitue un mode de preuve légal et doit être pris en compte. Plus fondamentalement, la Cour de cassation a reproché à la Cour d'appel de ne pas avoir appliqué la procédure spécifique prévue par l'article 76 du Dahir du 10 octobre 1917 relatif aux forêts. Cet article impose une démarche particulière au juge lorsque le contrevenant revendique des droits sur le terrain où l'infraction a été constatée. En "renonçant à examiner l'affaire pénale" et en ignorant cette procédure, la Cour d'appel a rendu une décision insuffisamment motivée et entachée d'une violation de la loi, nécessitant l'annulation de sa décision.

Texte

La Cour de cassation a censuré une décision de relaxe de la Cour d'appel suite à une infraction forestière. L'affaire concernait un individu poursuivi pour atteinte à la propriété forestière. La Cour d'appel l'avait relaxé au motif que la parcelle sur laquelle l'infraction avait été constatée n'était pas incluse dans la délimitation officielle du domaine forestier de l'État. Or, la Cour de cassation rappelle que cette circonstance ne dispense pas la Cour d'appel d'examiner l'affaire au fond. Elle aurait dû notamment tenir compte du procès-verbal d'infraction qui constitue un mode de preuve légal et appliquer la procédure spécifique prévue par l'article 76 du Dahir du 10 octobre 1917 relatif aux forêts. Cet article encadre les litiges relatifs aux forêts et impose au juge de suivre une procédure particulière lorsque le contrevenant fait valoir des droits sur le terrain litigieux. En l'espèce, la Cour d'appel a « renoncé à examiner l'affaire pénale » et n'a pas appliqué la procédure prévue par l'article 76 du Dahir. Sa décision est donc insuffisamment motivée et entachée d'une violation de la loi.

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