QanounAlert
AccueilDroit ConstitutionnelImmunité parlementaire : une protection inopérante en…

Immunité parlementaire : une protection inopérante en dehors des sessions (Cass. crim. 2008)

Décision de justice 9 mai 2013 Droit ConstitutionnelDroit Pénal & Justice

La Cour Suprême a jugé que l'immunité parlementaire, selon l'article 39 de la Constitution, est strictement limitée aux sessions parlementaires. Les poursuites pénales peuvent être engagées sans autorisation en dehors de ces périodes, la date d'engagement étant déterminante.

Points clés

Résumé

La Cour Suprême, dans un arrêt de 2008, a précisé la portée de l'immunité parlementaire prévue par l'article 39 de la Constitution marocaine. Elle a statué que cette protection, qui conditionne l'engagement de poursuites pénales à une autorisation préalable, est une exception strictement limitée à la durée des sessions parlementaires. Cette interprétation stricte signifie que les poursuites initiées à l'encontre d'un parlementaire en dehors de ces sessions sont régulières et ne requièrent aucune levée d'immunité. La haute juridiction a ainsi censuré un arrêt de cour d'appel qui avait erronément considéré la qualité de parlementaire comme un obstacle procédural permanent. L'arrêt insiste sur le fait que la date déterminante pour apprécier la nécessité de l'autorisation est celle de l'engagement des poursuites, et non celle d'un acte d'instruction ultérieur. Cette décision clarifie les limites temporelles de l'immunité, renforçant l'application du droit commun en dehors des périodes de session.

Texte

En vertu d’une interprétation stricte de l’article 39 de la Constitution, l’immunité parlementaire subordonnant l’engagement de poursuites pénales à une autorisation préalable est une exception limitée à la seule durée des sessions parlementaires. La Cour Suprême casse par conséquent l’arrêt d’une cour d'appel qui avait suspendu une instruction en considérant que la seule qualité de parlementaire constituait un obstacle procédural permanent. La haute juridiction précise que la mise en mouvement de l’action publique initiée en dehors des sessions est régulière. La date déterminante pour apprécier la nécessité de l’autorisation est celle de l’engagement des poursuites, et non celle d’un acte d’instruction ultérieur. L'arrêt d'appel est donc censuré pour interprétation erronée de la portée temporelle de l'immunité.

📄 Source officielle (PDF)

Suivez les nouveaux textes de loi marocains

Créez une alerte gratuite et soyez notifié dès qu'un texte touche votre domaine. Recherche dans +37 000 documents, résumés IA en français et en arabe.

Commencer gratuitement

Textes juridiques liés