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La cessation d’activité de l’employeur ne constitue pas un cas de force majeure (Cour Suprême 1997)

Décision de justice 25 avril 2020 Droit Pénal & Justice

La Cour Suprême marocaine a statué en 1997 que la cessation d'activité d'un employeur ne constitue pas un cas de force majeure. Cette décision implique que l'employeur ne peut s'exonérer de ses obligations légales envers les salariés, notamment le paiement des indemnités de licenciement, en invoquant cette cessation.

Points clés

Résumé

La décision de la Cour Suprême de 1997 est un arrêt de principe important en droit du travail marocain. Elle clarifie que la cessation d'activité d'une entreprise, même si elle est due à des difficultés économiques, ne remplit pas les critères juridiques de la force majeure. Pour qu'un événement soit qualifié de force majeure, il doit être imprévisible, irrésistible et extérieur à la volonté des parties. La décision de cesser une activité est considérée comme un acte de gestion de l'employeur, et non comme un événement extérieur et irrésistible. Par conséquent, l'employeur ne peut pas utiliser cette cessation pour se soustraire à ses obligations contractuelles et légales envers ses salariés, telles que le paiement des indemnités de préavis, de licenciement et de congés payés. Cette jurisprudence renforce la protection des droits des travailleurs face aux restructurations ou fermetures d'entreprises.

Texte

La cessation d’activité de l’établissement en raison d’une décision définitive d’expulsion à l’encontre de l’employeur, n’exonère pas ce dernier de sa responsabilité, car cela ne constitue pas un cas de force majeure.

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