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L'inobservation par l'OMPIC du délai légal pour statuer sur une opposition à l'enregistrement d'une marque entraîne l'annulation de sa décision (CA. com. Casablanca 2024)

Décision de justice 17 avril 2026 Droit Pénal & Justice

Le non-respect par l'OMPIC du délai légal pour statuer sur une opposition à l'enregistrement d'une marque entraîne l'annulation de sa décision.

Points clés

Résumé

Cette décision de la Cour d'Appel de Commerce de Casablanca souligne l'importance du respect des délais légaux par les administrations publiques. Elle établit que si l'OMPIC ne statue pas sur une opposition à l'enregistrement d'une marque dans le délai imparti par la loi, toute décision qu'il rendrait ultérieurement sur cette opposition est frappée de nullité. Cette jurisprudence vise à garantir la sécurité juridique et la célérité des procédures administratives, protégeant ainsi les droits des parties concernées par l'enregistrement des marques.

Texte

En matière de droit des marques, la cour d'appel de commerce se prononce sur la sanction du non-respect par l'organisme chargé de la propriété industrielle du délai légal pour statuer sur une opposition. L'appelante contestait une décision de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale ayant rejeté son opposition à l'enregistrement d'une marque tierce. La question soumise à la cour portait sur les conséquences du dépassement du délai de six mois imparti à l'Office pour rendre sa décision, tel que prévu par l'article 148-3 de la loi n° 17-97. La cour relève que la décision a été rendue plusieurs mois après l'expiration de ce délai, sans qu'une prorogation n'ait été justifiée par une décision motivée ou sollicitée par les parties. Elle retient que cette prorogation d'office constitue une violation des dispositions légales impératives et vicie la procédure. La cour rappelle cependant que sa compétence se limite au contrôle de légalité de la décision attaquée et ne lui permet pas d'ordonner le rejet de la demande d'enregistrement de la marque. Par conséquent, la cour annule la décision de l'Office et rejette le surplus des demandes.

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