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Crédit-bail : L'action en restitution du bien loué est subordonnée à la preuve de sa livraison effective au crédit-preneur (CA. com. Casablanca 2025)

Décision de justice 9 juillet 2026 Droit Pénal & Justice

L'action en restitution d'un bien en crédit-bail est conditionnée par la preuve de sa livraison effective au crédit-preneur.

Points clés

Résumé

La Cour d'Appel de Commerce de Casablanca établit que l'action en restitution d'un bien faisant l'objet d'un contrat de crédit-bail est subordonnée à la preuve de sa livraison effective au crédit-preneur. Cette décision souligne l'importance de la preuve de l'exécution des obligations contractuelles, notamment celle de la livraison, pour fonder une demande en justice. Elle protège le crédit-preneur contre des demandes de restitution infondées et garantit la bonne foi dans les transactions. La portée est de renforcer la sécurité juridique des contrats de crédit-bail et d'exiger une diligence accrue des crédit-bailleurs.

Texte

Saisi d'un appel contre une ordonnance de référé constatant la résolution d'un contrat de crédit-bail et ordonnant la restitution du matériel financé, le tribunal de commerce avait fait droit à la demande du crédit-bailleur en constatant l'acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement des loyers. Le crédit-preneur soutenait, d'une part, l'irrecevabilité de l'action faute pour le bailleur de disposer d'une autorisation administrative spécifique pour la reprise d'un matériel médical réglementé et, d'autre part, l'inexécution par le bailleur de son obligation de délivrance. La cour d'appel de commerce écarte le moyen tiré de l'absence d'autorisation administrative, jugeant que la législation invoquée sur la sécurité nucléaire et radiologique n'est pas applicable à l'activité de crédit-bailleur. En revanche, la cour retient que l'application de la clause résolutoire et la demande de restitution sont subordonnées à la preuve de la mise à disposition effective du bien loué au crédit-preneur. Or, la cour constate, au vu d'un rapport d'expertise et d'une mise en demeure émanant du fournisseur, que le matériel n'avait jamais été livré. Dès lors, l'ordonnance est infirmée et la demande initiale du crédit-bailleur jugée irrecevable.

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