QanounAlert
AccueilDroit Commercial & AffairesAcceptation des demandes additionnelles étroitement liées…

Acceptation des demandes additionnelles étroitement liées en appel et liberté des moyens de preuve en matière commerciale (Cass. civ. 2000)

Décision de justice 16 janvier 2013 Droit Commercial & Affaires

La Cour suprême a jugé que les demandes additionnelles en appel, si elles sont étroitement liées à la demande initiale, doivent être acceptées. Elle a également réaffirmé le principe de la liberté des moyens de preuve en matière commerciale, interdisant aux tribunaux de rejeter une demande pour absence de contrat formel ou de refuser l'audition de témoins.

Points clés

Résumé

La Cour suprême (Cass. civ. 2000) a cassé un arrêt d'appel qui avait rejeté une demande additionnelle, jugeant qu'elle constituait une nouvelle demande indépendante. La Cour a rappelé que, conformément à l'article 143 du Code de procédure civile, une demande additionnelle doit être acceptée en appel si elle est étroitement liée à la demande initiale et poursuit les mêmes finalités. Le rejet fondé sur sa nouveauté, alors qu'elle est intrinsèquement liée, est une violation des règles de procédure.

Par ailleurs, la décision met en exergue le principe fondamental de la liberté des moyens de preuve en matière commerciale, tel qu'énoncé aux articles 334 et 19 du Code de commerce. Un tribunal ne peut refuser d'instruire une demande, même additionnelle, sous prétexte de l'absence d'un contrat formel écrit. Il est impératif d'autoriser l'audition de témoins ou la réalisation d'investigations complémentaires pour établir la vérité. La Cour a ainsi cassé l'arrêt pour violation des règles de procédure, atteinte au droit à la preuve et aux droits de la défense, renvoyant l'affaire pour un nouvel examen.

Texte

Encourt la cassation l’arrêt qui rejette une demande additionnelle en appel au motif qu’elle constituerait une nouvelle demande indépendante, alors même que celle-ci est étroitement liée à la demande initiale et poursuit les mêmes finalités, en violation de l’article 143 du code de procédure civile. La Cour suprême rappelle que, en matière commerciale, la liberté des moyens de preuve est un principe fondamental (articles 334 et 19 du code de commerce) et que le tribunal ne peut refuser d’instruire une demande, même additionnelle, sous prétexte d’absence de contrat formel, en écartant la possibilité d’auditionner des témoins ou de procéder à des investigations complémentaires. Pour ces raisons, la Cour casse l’arrêt attaqué pour violation des règles de procédure, atteinte au droit à la preuve et aux droits de la défense, et renvoie l’affaire devant une autre formation de la même juridiction pour un nouvel examen conforme à la loi.

📄 Source officielle (PDF)

Suivez les nouveaux textes de loi marocains

Créez une alerte gratuite et soyez notifié dès qu'un texte touche votre domaine. Recherche dans +37 000 documents, résumés IA en français et en arabe.

Commencer gratuitement

Textes juridiques liés