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Force probante du relevé de compte : La contestation générale du débiteur est insuffisante pour imposer une expertise (Cass. com. 2001)

Décision de justice 15 janvier 2013 Droit Commercial & Affaires

Conformément à l'article 492 du Code de commerce, le relevé de compte bancaire constitue une preuve suffisante de la créance d'une banque. Une simple contestation générale du débiteur ne suffit pas à remettre en cause sa force probante ni à justifier une expertise. Le débiteur doit alléguer et prouver des erreurs matérielles précises pour obtenir une expertise.

Points clés

Résumé

Le texte met en lumière la force probante significative du relevé de compte bancaire en tant que preuve de la créance d'une banque, s'appuyant sur l'article 492 du Code de commerce. Il établit clairement qu'une contestation générale ou non étayée par le débiteur est insuffisante pour invalider cette preuve ou pour imposer une expertise comptable. Pour qu'une demande d'expertise soit recevable, le débiteur est tenu de fournir des allégations précises et de prouver l'existence d'erreurs matérielles spécifiques affectant le relevé. Les juges du fond disposent d'un pouvoir souverain pour rejeter une telle demande s'ils estiment qu'elle n'est pas justifiée. Un tel rejet n'est pas considéré comme une violation des droits de la défense, surtout si la contestation du débiteur manque d'éléments concrets permettant de douter de la régularité et de l'exactitude des écritures bancaires, lesquelles bénéficient d'une présomption de sincérité. Ce principe vise à garantir la fiabilité des documents bancaires dans les litiges commerciaux.

Texte

Conformément à l'article 492 du Code de commerce, le relevé de compte arrêté par une banque constitue un moyen de preuve suffisant de sa créance. Sa force probante ne peut être remise en cause par une simple contestation générale du débiteur. Pour qu'une demande d'expertise comptable soit accueillie, le débiteur est tenu d'alléguer et de prouver des erreurs matérielles précises affectant le relevé. Il relève du pouvoir souverain d'appréciation des juges du fond de rejeter une demande d'expertise s'ils estiment qu'elle n'est pas justifiée. Un tel rejet n'enfreint pas les droits de la défense dès lors que la contestation du débiteur n'est étayée par aucun élément concret permettant de douter de la régularité et de l'exactitude des écritures de la banque, lesquelles sont présumées sincères.

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