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CCass,20/04/1995,179

Décision de justice 14 juillet 2012 Droit Civil

Une fois qu'un jugement a prononcé le transfert de propriété et fixé l'indemnité d'expropriation, l'autorité expropriante ne peut plus renoncer à la procédure. Cette décision marque un point de non-retour, garantissant la sécurité juridique pour le propriétaire exproprié.

Points clés

Résumé

Cet arrêt de la Cour de Cassation du 20 avril 1995, sous le numéro 179, établit une limite temporelle à la faculté de renonciation de l'autorité expropriante dans le cadre d'une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique. Il stipule qu'après qu'un jugement définitif a été rendu, lequel a simultanément prononcé le transfert de propriété du bien immobilier de l'exproprié vers l'expropriant et fixé de manière irrévocable le montant de l'indemnité due, toute tentative ultérieure de renonciation à l'expropriation est considérée comme sans effet juridique. Cette jurisprudence vise à protéger les droits de l'exproprié et à assurer la stabilité et la prévisibilité de la procédure. Elle empêche l'administration de se désister après que le propriétaire a déjà subi les conséquences du processus, telles que la perte de son bien et l'attente de l'indemnisation. Le jugement de transfert de propriété et de fixation de l'indemnité constitue ainsi le point de non-retour de la procédure d'expropriation.

Texte

La renonciation à l'expropriation est sans effet après le jugement prononçant le transfert de propriété et la fixation de l'indemnité d'expropriation.

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