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CA,Casablanca,30/05/1997,2004

Décision de justice 13 juillet 2012 Droit Civil

Une caution ayant formellement renoncé à l'exception de discussion ne peut plus invoquer ce bénéfice pour exiger que le créancier poursuive d'abord les biens du débiteur principal. Cette renonciation est irrévocable et lie la caution.

Points clés

Résumé

L'arrêt de la Cour d'Appel de Casablanca du 30 mai 1997, sous le numéro 2004, établit un principe clé en matière de cautionnement. Il stipule qu'une caution qui a expressément et formellement renoncé à l'exception de discussion ne peut plus ultérieurement se prévaloir de ce droit. L'exception de discussion est un bénéfice légal qui permet à la caution d'exiger du créancier qu'il saisisse et vende d'abord les biens du débiteur principal avant de se retourner contre elle. La renonciation à ce bénéfice, souvent insérée dans l'acte de cautionnement, a pour effet de priver la caution de cette protection. Elle implique que le créancier peut poursuivre directement la caution dès la défaillance du débiteur principal, sans avoir à prouver l'insuffisance des biens de ce dernier. Cette décision souligne l'importance cruciale des clauses de renonciation dans les contrats de cautionnement et leurs conséquences juridiques définitives pour l'engagement de la caution.

Texte

La caution qui a renoncé formellement à l'exception de discussion ne peut demander à exciper du bénéfice de disscussion des biens du débiteur.

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