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CA,Casablanca,26/10/1976,1191

Décision de justice 10 juillet 2012 Droit Commercial & Affaires

L'acceptation d'une lettre de change oblige le tiré à en payer le montant à l'échéance. En cas de non-paiement, le porteur, y compris le tireur, dispose d'une action directe contre l'accepteur, conformément aux articles 166 et suivants du code applicable.

Points clés

Résumé

Cet arrêt de la Cour d'Appel de Casablanca du 26 octobre 1976 clarifie la portée juridique de l'acceptation d'une lettre de change. Il établit que par son acceptation, le tiré se transforme en accepteur et contracte une obligation ferme et inconditionnelle de payer le montant de la lettre à son échéance. Cette acceptation confère à la lettre de change une force exécutoire particulière, renforçant la sécurité des transactions commerciales. L'arrêt souligne également qu'en cas de défaillance de l'accepteur à honorer son engagement de paiement, le porteur de la lettre de change bénéficie d'une action directe contre lui. Cette action est disponible même si le porteur est le tireur initial de la lettre, ce qui garantit un recours efficace et direct sans avoir à passer par d'autres parties. La décision s'appuie sur les dispositions des articles 166 et suivants, qui régissent les effets de commerce et les obligations qui en découlent, affirmant ainsi la primauté de l'engagement de l'accepteur dans le circuit cambiaire.

Texte

Par l'acceptation, le tiré s'oblige à payer la lettre de change à l'échéance. A défaut de paiement, le porteur, même s'il est le tireur a contre l'accepteur une action directe résultant de la lettre de change pour tout ce qui peut être exigé en vertu des articles 166 et suivants.

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