CCass,20/05/2009,797
La dissolution d'une société à durée déterminée est prématurée si elle est demandée avant l'expiration de son terme. La société se dissout à l'échéance de sa durée ou selon les cas prévus par le Dahir des Obligations et des Contrats. Un associé n'est pas un co-indivisaire et ne peut mettre fin au contrat selon les règles de l'indivision.
Points clés
- La dissolution d'une société à durée déterminée est prématurée si elle est demandée avant son terme.
- La société est dissoute à l'expiration de sa durée ou selon les cas prévus par le Dahir des Obligations et des Contrats.
- L'associé n'est pas un co-indivisaire et ne peut mettre fin au contrat selon les règles de l'indivision.
Résumé
Cette décision de la Cour de Cassation établit que la dissolution d'une société constituée pour une durée déterminée est considérée comme prématurée et donc invalide si elle est sollicitée avant l'expiration de cette durée contractuelle. La Cour rappelle que les motifs légitimes de dissolution d'une société sont limitativement définis : soit l'arrivée du terme fixé dans les statuts, soit la survenance de l'un des cas expressément prévus par le Dahir des Obligations et des Contrats (DOC), qui régit les obligations contractuelles au Maroc. Un point crucial de l'arrêt est la distinction claire entre la qualité d'associé et celle de co-indivisaire. La Cour affirme qu'un associé ne peut être assimilé à un co-indivisaire, ce qui a pour conséquence directe d'exclure l'application des règles de l'indivision pour mettre fin au contrat de société. Cette précision est essentielle pour préserver la stabilité des sociétés et éviter qu'un associé ne puisse unilatéralement dissoudre la société en invoquant des principes applicables à la copropriété plutôt qu'au droit des sociétés.
Texte
La dissolution de la société constituée pour une durée déterminée est prématurée lorsqu'elle est sollicitée avant l'expiration de cette durée.La société est dissoute à l'expiration de sa durée ou à la survenance d'un des cas prévues par le Dahir des obligations et des contrats. L'associé n'est pas considéré comme un co indivisaire et ne peut mettre fin au contrat selon les règles de l’indivision.
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