Intérêts conventionnels et redressement judiciaire : L'arrêté du compte courant met fin à leur application au profit du seul taux légal (CA. com. Casablanca 2002)
Intérêts conventionnels et redressement judiciaire : L'arrêté du compte courant met fin à leur application au profit du seul taux légal (CA. com. Casablanca 2002)
Résumé
À défaut de stipulation contractuelle expresse prévoyant leur continuation, les intérêts conventionnels cessent de courir après l'arrêté du compte courant d'une entreprise en redressement judiciaire. Seuls les intérêts au taux légal sont alors dus au créancier. En application de ce principe, la cour
Texte
À défaut de stipulation contractuelle expresse prévoyant leur continuation, les intérêts conventionnels cessent de courir après l'arrêté du compte courant d'une entreprise en redressement judiciaire. Seuls les intérêts au taux légal sont alors dus au créancier. En application de ce principe, la cour d'appel confirme l'ordonnance du juge-commissaire ayant admis la créance d'une banque majorée des seuls intérêts légaux. Elle écarte les moyens de l'appelante relatifs au calcul de ces intérêts et à la date de l'arrêté du compte, au motif qu'il appartient au créancier de rapporter la preuve contraire aux diligences du syndic, particulièrement lorsque ce dernier a fondé sa décision sur les documents produits par le créancier lui-même.
Suivez les nouveaux textes de loi marocains
Créez une alerte gratuite et soyez notifié dès qu'un texte touche votre domaine. Recherche dans +37 000 documents, résumés IA en français et en arabe.
Commencer gratuitement