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Logement et garde des enfants : Le maintien de la mère gardienne dans le domicile conjugal n'est pas une occupation sans droit ni titre (Cass. civ. 2002)

Décision de justice 1 mars 2013 Droit de la FamilleDroit Fiscal & Douanier

La Cour suprême a jugé que le maintien d'une mère gardienne d'enfants dans le domicile conjugal après divorce n'est pas une occupation sans droit ni titre. Son droit découle de l'obligation du père d'assurer le logement des enfants. Les juges doivent vérifier l'existence d'une provision distincte pour le logement avant d'ordonner une expulsion.

Points clés

Résumé

La Cour suprême a statué qu'une mère gardienne d'enfants, après un divorce, n'occupe pas le domicile conjugal "sans droit ni titre". Ce droit de maintien découle non plus du mariage, mais de l'obligation légale du père d'assurer un logement à ses enfants, conformément au Fiqh et à l'article 97 du Code du statut personnel. Par conséquent, les juges du fond ne peuvent ordonner l'expulsion de la mère en se basant uniquement sur l'affirmation que la pension alimentaire inclut le logement. Ils ont l'obligation de vérifier si le père verse une somme distincte pour le loyer ou s'il a mis à disposition un logement convenable pour ses enfants. Un manquement à cette vérification constitue une erreur de droit et une motivation erronée, justifiant la cassation de la décision. Cette jurisprudence protège le droit au logement des enfants et, par extension, de leur mère gardienne, en imposant une diligence accrue aux tribunaux pour s'assurer que les obligations parentales sont pleinement respectées.

Texte

La présence de la mère dans le domicile conjugal après le divorce, en sa qualité de gardienne des enfants, ne constitue pas une occupation sans droit ni titre. La Cour suprême juge que le droit de la mère à se maintenir dans les lieux ne découle plus du mariage mais de l'obligation de garde qui, en vertu du Fiqh et de l'article 97 du Code du statut personnel, impose au père d'assurer un logement à l'enfant. Dès lors, une cour d'appel ne peut ordonner l'expulsion en se fondant sur la seule affirmation que la pension alimentaire inclut le logement. Les juges du fond commettent une erreur de droit s'ils ne vérifient pas au préalable si le père s'acquitte d'une somme distincte pour le loyer ou s'il a mis un logement convenable à la disposition de ses enfants. Un tel manquement entache la décision d'une motivation erronée équivalente à son absence, justifiant la cassation.

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