QanounAlert
AccueilDroit de la FamilleCCass,08 /04/2009,152

CCass,08 /04/2009,152

Décision de justice 21 septembre 2012 Droit de la Famille

Une naissance survenant un an après un divorce ne permet pas d'établir automatiquement la filiation paternelle. Dans un tel cas, la présomption de paternité est écartée, rendant nécessaire le recours à une expertise judiciaire pour prouver le lien de filiation.

Points clés

Résumé

Cet arrêt de la Cour de Cassation aborde une question fondamentale du droit de la famille concernant l'établissement de la filiation paternelle après un divorce. Il précise que la présomption légale de paternité, qui s'applique généralement aux enfants nés pendant le mariage ou dans un délai raisonnable après sa dissolution, ne peut être invoquée de plein droit lorsque la naissance de l'enfant survient un an après la prononciation du divorce. Dans une telle situation, la simple date de la naissance ne suffit plus à établir le lien de filiation avec l'ex-époux. L'arrêt indique clairement qu'il n'est pas nécessaire d'ordonner une expertise pour *écarter* la filiation automatique, mais plutôt que l'établissement de cette filiation *requiert* une expertise. En d'autres termes, la charge de la preuve change, et l'établissement de la filiation paternelle ne peut se faire sans le recours à des moyens de preuve scientifiques, comme une expertise génétique, pour confirmer le lien biologique. Cela marque une limite temporelle à la présomption de paternité post-divorce, renforçant l'importance de la vérité biologique face à la présomption légale lorsque les délais sont significatifs.

Texte

La naissance intervenue un an aprés le divorce ne peut permettre d'établir la filiation sans qu'il ne soit besoin d'ordonner une expertise.

📄 Source officielle (PDF)

Suivez les nouveaux textes de loi marocains

Créez une alerte gratuite et soyez notifié dès qu'un texte touche votre domaine. Recherche dans +37 000 documents, résumés IA en français et en arabe.

Commencer gratuitement

Textes juridiques liés