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Contentieux de l'urbanisme : L'avis de l'agence urbaine, simple acte préparatoire insusceptible de recours direct (Cass. adm. 2002)

L'avis d'une agence urbaine sur un permis de construire est un acte préparatoire et consultatif, non une décision administrative finale. Il ne peut faire l'objet d'un recours direct pour excès de pouvoir ; seule la décision finale du président de la commune est susceptible d'un tel recours.

Points clés

Résumé

La Cour suprême marocaine (Cass. adm. 2002) a statué qu'un avis émis par une agence urbaine concernant une demande de permis de construire n'est pas une décision administrative susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La haute juridiction a qualifié cet avis d'« acte préparatoire » et d'« avis consultatif », dont la seule fonction est d'éclairer le président de la commune sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme. Cet avis ne lie pas le président de la commune, qui est l'autorité exclusivement compétente en la matière, et n'affecte pas directement la situation juridique du demandeur. Par conséquent, il ne peut être attaqué directement. Seule la décision finale du président de la commune peut faire l'objet d'un recours en annulation. La Cour suprême a ainsi cassé une décision de première instance qui avait jugé recevable un recours contre un tel avis, réaffirmant les principes fondamentaux du contentieux administratif.

Texte

Un avis émis par une agence urbaine dans le cadre d’une demande de permis de construire ne constitue pas une décision administrative susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. La Cour suprême le qualifie d’acte préparatoire, rappelant que seule la décision finale du président de la commune, autorité exclusivement compétente en la matière en vertu du dahir sur l'organisation communale, peut faire l’objet d’un tel recours. La haute juridiction précise que cet avis, qualifié de « consultatif », a pour seul objet d'éclairer l'autorité communale sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme. Il ne lie pas le président de la commune et n'affecte donc pas directement par lui-même la situation juridique du demandeur. Dès lors, le recours était mal dirigé. En jugeant recevable une action formée contre un simple avis, la cour administrative de première instance a méconnu les principes fondamentaux du contentieux de l'annulation. Par conséquent, la Cour suprême casse cette décision et, statuant à nouveau, déclare la demande initiale irrecevable.

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