QanounAlert
AccueilDroit AdministratifCCass,01/12/1994,504

CCass,01/12/1994,504

Décision de justice 11 juillet 2012 Droit Administratif

Cette décision de la Cour de Cassation établit que le pouvoir disciplinaire appartient exclusivement à l'autorité détenant le pouvoir de nomination. Toute sanction prononcée par une autorité sans ce pouvoir ou sans délégation est irrégulière, conformément à l'article 65 du Dahir du 24 février 1958.

Points clés

Résumé

L'arrêt de la Cour de Cassation du 1er décembre 1994, sous la référence 504, énonce un principe fondamental en matière de droit disciplinaire dans la fonction publique. Il affirme que la compétence pour infliger une sanction disciplinaire est intrinsèquement liée à la capacité de nommer les fonctionnaires. Par conséquent, une autorité administrative qui ne dispose pas du pouvoir de nomination, ni d'une délégation expresse de ce pouvoir, est dépourvue de la légitimité nécessaire pour prononcer des mesures disciplinaires. Toute sanction émise en violation de ce principe est considérée comme entachée d'irrégularité. Cette interprétation est explicitement fondée sur les dispositions de l'article 65 du Dahir du 24 février 1958, qui régit le statut général de la fonction publique. La décision souligne l'importance du respect des attributions de pouvoir au sein de l'administration pour garantir la légalité des actes disciplinaires.

Texte

Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité qui détient le pouvoir de nomination. L'autorité administrative qui ne détient pas ce pouvoir et qui ne dispose pas d'une délégation de pouvoir ne peut prononcer de sanction disciplinaire. A défaut, la sanction prononcée est entachée d'iirrégularité, conformément aux dispositions de l'article 65 du Dahir du 24 février 1958 portant statut général de la fonction publique.

📄 Source officielle (PDF)

Suivez les nouveaux textes de loi marocains

Créez une alerte gratuite et soyez notifié dès qu'un texte touche votre domaine. Recherche dans +37 000 documents, résumés IA en français et en arabe.

Commencer gratuitement

Textes juridiques liés